Pourquoi apprendre le coréen quand les applis traduisent ?
Plutôt que tout faire sans aide, choisir ce que l’on souhaite comprendre et exprimer soi-même.
Points clés
- En pointant son téléphone vers une affiche en coréen, on peut la lire dans une autre langue ; en saisissant ce que l’on veut dire, on peut obtenir une phrase en coréen.
- Google Traduction propose de l’aide sur la traduction de textes, d’images et de la voix, et Papago offre aussi une fonction de traduction du texte contenu dans les images.
En pointant son téléphone vers une affiche en coréen, on peut la lire dans une autre langue ; en saisissant ce que l’on veut dire, on peut obtenir une phrase en coréen. Google Traduction propose de l’aide sur la traduction de textes, d’images et de la voix, et Papago offre aussi une fonction de traduction du texte contenu dans les images. Une personne qui ne connaît pas le coréen dispose ainsi d’un moyen d’obtenir les informations dont elle a besoin sur le moment. Pour un lecteur qui envisage d’étudier en Corée, une question vient naturellement : puisque ces outils nous aident, pourquoi consacrer du temps à apprendre le coréen ? Aide Google Traduction · Guide de traduction d’images de Papago
La réponse dépend de ce que chacun souhaite faire en coréen. Lire une indication utile sur le moment, suivre le contenu d’un cours et transmettre ses idées à quelqu’un sont des objectifs différents. Définir ce que l’on confiera à la traduction peut justement aider à mieux voir ce que l’on veut apprendre à faire soi-même.
D’abord, davantage d’informations deviennent accessibles à la lecture
La traduction d’images est une manière de consulter des informations écrites dans des caractères inconnus. Google explique qu’il est possible de traduire du texte figurant dans des images, par exemple sur des panneaux ou dans des notes manuscrites. Pour les apprenants qui ont du mal à saisir les caractères un à un, c’est un moyen de lire dans une autre langue le coréen qu’ils ont sous les yeux. Guide de traduction d’images de Google
Il n’est donc pas nécessaire de considérer le choix d’apprendre ou non le coréen comme celui d’utiliser ou non un traducteur. On peut d’abord comprendre le contenu général d’un texte long grâce à la traduction, puis apprendre soi-même les expressions courtes que l’on y rencontre souvent. À mesure que l’on reconnaît davantage de mots dans des phrases d’abord entièrement inconnues, il devient aussi plus facile de choisir les parties à confier à l’outil.
Pour une information importante, placer l’original et la traduction côte à côte peut être utile. Si l’on trouve, par exemple, une date de remise, on peut repérer cette même date dans l’original et examiner à quoi se rapporte le texte qui l’entoure. C’est une façon de s’exercer à retrouver dans l’original les informations obtenues par la traduction. Le premier objectif d’apprentissage du coréen peut ainsi porter sur les expressions courantes de dates, de personnes ou d’éléments concernés et d’actions, plutôt que sur le déchiffrage intégral d’un texte long.
Pouvoir choisir ce que l’on veut dire
Quand on passe de la lecture à l’écriture, la question change elle aussi. On veut savoir sur quel ton la phrase traduite en coréen transmet nos idées. L’intensité d’un remerciement, la prudence avec laquelle formuler une demande ou la manière de parler d’un projet encore indécis relèvent de nos propres choix.
Imaginons, par exemple, un message en coréen demandant de changer l’heure d’un rendez-vous. On peut saisir dans le traducteur la date et la raison à communiquer. En apprenant peu à peu le coréen, on pourra reconnaître dans le résultat l’expression qui formule la demande et écrire soi-même les parties familières du message suivant. Même sans construire toutes ses phrases seul dès le départ, on élargit ce que l’on peut écrire avec ses propres mots.
Lorsqu’on souhaite mieux connaître un mot, la traduction et le dictionnaire jouent des rôles différents. La traduction propose une expression adaptée à la phrase du moment ; un dictionnaire d’apprentissage permet d’examiner le sens du mot, d’autres exemples et sa prononciation. Le Dictionnaire fondamental du coréen de l’Institut national de la langue coréenne rassemble ces informations pédagogiques. La manière d’utiliser les outils change selon qu’il s’agit simplement de transmettre un message une fois ou d’un mot que l’on souhaite réemployer soi-même. Dictionnaire fondamental du coréen
La raison d’apprendre vient de ce que l’on souhaite faire soi-même
Certaines personnes peuvent faire leurs études en anglais et vouloir commencer le coréen par de courtes expressions du quotidien. D’autres ont besoin de compétences plus larges pour suivre des cours de coréen ou travailler en Corée. Dans les deux cas, le point de départ tient davantage aux situations où l’on veut lire, parler et écrire soi-même qu’à l’obligation pesante de vivre sans aucun outil.
Si l’on a envoyé avec une application de traduction un message pour modifier un rendez-vous, on pourra, la fois suivante, reconnaître et écrire soi-même la formule de demande qu’il contenait. Quand l’autre personne répondra, on pourra comprendre immédiatement les parties familières et recourir de nouveau à la traduction pour celles que l’on ne connaît pas. Apprendre le coréen élargit ainsi la possibilité de choisir son ton, de vérifier le sens que l’on veut transmettre et de participer directement à la conversation. Même avec des outils de traduction, la valeur de l’apprentissage réside dans cette petite marge d’autonomie.
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